Nombre de peintures médiévales figurent des moines au travail dans leur monastère, penchés sur des livres, une plume à la main, en train de copier ou d'enluminer des ouvrages destinés à l'étude, à la prière ou aux oeuvres missionnaires.
Les qualités surnaturelles que conférait l'enluminure aux manuscrits de l'époque rehaussaient le statut de leurs auteurs : nous connaissons encore le nom du copiste et enlumineur de l'Evangéliaire de Lindisfarme, un certain Eadfrith qui devint évêque de Lindisfarne en mai 698.
Quand les plus prospères négociants du début du XIIIè siècles désirèrent également posséder de tels ouvrages, l'enluminure quitta les cloîtres : des copistes et des enlumineurs séculiers partirent travailler pour les nouveaux centre universitaires d'Europe, dont les célèbres frères de Limbourg, originaires des Pays-Bas et installés à Paris, qui exécutèrent les "Très Riches Heures" pour le duc Jean de Berry.
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