Voici ce qu'écrit Michel Labrousse dans l'Histoire du Quercy (Privat, 1993, sous la direction de Jean Lartigaut) :
« Le Quercy tire son nom du peuple gaulois des Cadurques. Ceux-ci ne sont pas des autochtones. Comme les autres Celtes, ils sont venus d'Allemagne moyenne par migrations successives, du VIIIè au VIème siècle avant notre ère. Aristocratie militaire et politique, parlant un dialecte gaulois, ils se sont imposés par leurs armes de fer aux populations préexistantes. Leur nom s'apparenterait à la racine gauloise cados = cadros, beau, et sa forme première reconstituée, cad-or-ci pourrait signifier "ceux qui vivent sur les bords d'une belle rivière", sans doute le Lot. Leur capitale Divona (Cahors) est, comme à Bordeaux et Divonne, le nom celtique d'une source divinisée. l'adjectif uxellos a donné Ussel et, en composition avec dunum, forteresse, Uxellodunum, la haute forteresse.»
Blason
Au moyen âge
Aujourd'hui
Rocamadour parking du bas
Par la voie sainte
Il y a 30 000 ans...
Lieu cultuel préhistorique
Ier siècle après JC
Ermitage de Saint Amadour et pèlerinage marial
1078
Première mention de Rocamadour dans les textes du Pape Grégoire VII, qui compte parmi les quatre grands lieux de pèlerinages au Moyen-Age avec Rome, Jérusalem et Compostelle.
1160
Début des travaux du sanctuaire : créaction du sanctuaire tel qu'il est aujourd'hui à flanc de rocher.
1166
Découverte du corps de saint Amadour, parfaitement conservé. Des foules de pèlerins affluent au sanctuaire.
1244
Visite de saint Louis après la croisade contre les Albigeois.
XIIIe siècle
Age d'or du sanctuaire : Rocamadour est le Lourdes du Moyen-Age !
1470
Un rocher écrase la chapelle Notre-Dame : tout de suite reconstruite.
1562
Le corps de saint Amadour est brûlé par les huguenots pendant les guerres de religions.
Après la Révolution
Rocamadour est en ruine : reconstruction façon Viollet le Duc.
2011
Rocamadour est le centre spirituel du diocèse de Cahors-Rocamadour et accueille de nombreux pèlerins et touristes.
Produits locaux
Agneau du Quercy
Une gariotte
La gariote servait d'abri au propriétaire du champ ou de la vigne où elle se trouvait, ainsi qu'aux ouvriers agricoles, aux moissonneurs, aux vendangeurs, etc.
Elle n'a servi d'abri au berger qu'au début du XXe siècle, dans des parcelles anciennement cultivées abandonnées à la friche et à la dent des moutons.